Louis lecoin

Dans la catégorie" Les grandes figures humaines et politiques du XXème siècle", Louis Lecoin méritait amplement que je lui rende un modeste hommage, de par sa vie et son militantisme sans faille qui ne plia jamais, et ce jusqu'à la mort.

Louis Lecoin est né en 1888 de parents pauvres et illettrés. Il connut une enfance difficile.

appelé sous les drapeaux, le jeune Louis Lecoin partit sans aucun enthousiasme sacrifier au sinistre rituel de la vie militaire. C'est en 1910 qu'il commit son premier acte de rebellion: envoyé avec son unité marcher contre une grève de cheminots protestant contre leurs dures conditions de travail, le soldat Lecoin refusa de partir en manoeuvre et subit sa première condamnation de ce fait; il devait passer 12 années de sa vie derrière les barreaux.

Libéré de sa condamnation en 1915, Lecoin refusa d'intégrer son corps et fut aussitot condamné à nouveau. Sorti de geôle, Lecoin devint secretaire d'un mouvement appelé Ligue communiste anarchiste, lutta avec succès contre l'extradition de trois anarchistes espagnols et tenta de lutter contre l'inique condamnation de Sacco et Vanzetti, hélas sans succès. Lecoin manifesta publiquement sa réprobation lors d'une réunion d'anciens combattants américains et fut de nouveau condamné pour la dérisoire accusation d'apologie de meurtre. Libéré en une semaine sous la pression populaire, Lecoin se montra dans les années 30 pacificiste virulent, attentionné, révélateur des dangers fasciste et nazi. En 1939, Daladier émit publiquement le souhait de le voir passé par les armes. Lecoin écopa d'une dizaine de condamnations à des peines d'amende pour son militantisme actif.

Appelant à la réconciliation et au caractère suprême de la qualité d'homme à la Libération, Lecoin, subitement veuf et brisé, s'attela alors au combat de sa vie, à savoir faire cesser les persécutions contre les objecteurs de conscience, dont certains étaient emprisonnés depuis des années , dont d'autres moururent victimes de trraitements immondes ou acculés au suicide. Ce combat commença en 1957, en 1962 Lecoin, agé de 74 ans, entama une grève de la faim, liquida tous ses biens afin d'assurer la parution d'un bulletin adressé aux députés. C'est fin 1963 que fut enfin promulgué le statut des objecteurs , injustement attribué à De Gaulle-pourtant général de son état !- et bien que ce projet ne reprît pas toutes les conditions de Lecoin, la victoire de l'anarchiste baroudeur face à l'établissement étatique et militaire était acquise.

En 1964, Lecoin vit sa candidature au Prix Nobel de la paix proposée. Ultime acte de dévouement, Lecoin se désista pour ne pas diminuer les chances de Martin LutherKing qui obtint la distinction.

En 1970, quelques mois avant sa mort, Lecoin adressa une virulente protestation au général Franco concernant le procès de Burgos.

Il mourut en 1971, pauvre et juste reconnu des milieux libertaires et pacifistes dont il fut une figure marquante.


Lous Lecoin représente tout ce qu'un homme peut concentrer de qualités: courage, fidélité à ses convictions, esprit de sacrifice et grandeur d'âme.

Qu'on se le dise.


source:
http://anarchisme.phpbb9.com/index.htm (Un forum sympa pour les adeptes de l'anarchisme)

# Posté le jeudi 22 mai 2008 19:05

Le socialisme

La vie de l'être humain est totalement insignifiante. Au point où l'on se demande se que l'humanité a accomplit, les objectifs qu'elle s'est fixé et lequels elle a atteint.
Beaucoup d'hommes au cours du siècle dernier on rêvait à un idéal. Un idéal socialiste. Leurs pays n'étaient pas parfait. Mais se en quoi ils croyaient, a enthousiasmé le monde entier.
Il est possible qu'ils ont déviaient de leurs objectifs mais ils ont sût aussi réfléchir à un autre monde.
Ils ont essuyé des échecs comme le mur de Berlin car le socialisme se n'est pas s'emmurer. Le socialisme s'est au contraire allez vers les autres. C'est vivre avec les autres. Pas seulement rêver d'un monde meilleur mais le rendre réel et meilleur.
Nous ne voulons pas tous faire carrière et consommer à outrance. Nous ne sommes pas tous fait pour une société de compétition.
Ces individus veulent une autre vie. Ils réalisent que les voitures, les télévisions et les DVD ne sont pas tout. Avec comme seuls armes notre bonne volonté, notre énergie, et notre espoir. Nous sommes prés à nous construire un nouvel avenir.
Parce que nous sommes des milliards à ne pas vouloir être des objets de consommation. Nous serons des milliards à nous unir à l'heure de notre révolution.

# Posté le jeudi 27 mars 2008 10:07

Modifié le jeudi 27 mars 2008 19:30

L'homme révolté

L'homme révolté
Le révolté est un homme qui dit non. Mais si il refuse, il ne renonce pas. C'est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement. Il est un esclave, qui a reçu des ordres toute sa vie, et juge soudain inacceptable un nouveau commandement.
Le révolté dit à la fois Non et Oui. Non, car il souligne une limite à ne pas dépasser. Oui, car du même coup il affirme un droit.
Si nous avons conscience du néant et du non-sens, si nous trouvons que le monde est absurde et la condition humaine insupportable, ce n'est pas une fin et nous ne pouvons en rester là. En dehors du suicide, la réaction de l'homme est la révolte instinctive...
La révolte est une action positive face au monde, tandis que le suicide en est l'action négative. Les deux visant à une libération des chaînes de la société mais aussi au refus de l'homme d'être ce qu'il est.
Une négation de l'absurde qui le confine dans une position dégradante. Une volonté de transformation des êtres et des choses. Un refus de la divinité.
Camus écrivit : « Le révolté au sens étymologique, fait volte face. Il marchait sous le fouet du maître. Le voilà qui fait face. Il oppose ce qui est préférable à ce qui ne l'est pas. »

La révolte est aussi une conscience, en même temps d'être un tout, encore assez obscur, et d'un rien qui annonce la possibilité de sacrifice de l'homme à ce tout. Le révolté veut être tout, s'identifier totalement à ce bien dont il a soudain pris conscience et dont il veut qu'il soit, dans sa personne, reconnu et salué ou rien, c'est-à-dire se trouver définitivement déchu par la force qui le domine. A la limite, il accepte la déchéance dernière qui est la mort, s'il doit être privé de cette consécration exclusive qu'il appellera, par exemple Liberté. Plutôt mourir debout que de vivre à genoux ". Tel est la première des philosophies d'un révolté.

# Posté le mardi 11 mars 2008 07:46

Anarchie !

Anarchie !
Anarchie partout, anarchisme nulle part !

L'heure serait à l'anarchie si l'on prête attention aux médias. Pour autant pas de quoi se réjouir si «anarchie» rime avec «chaos», «misère» ou «langue de bois» !

Ce serait l'«anarchie» en Irak... Puisque les attentats contre les armées d'occupation et leurs supplétifs locaux sont quotidiens. Pas un mot évidemment sur la situation catastrophique de la population locale, sur la
répression que vivent les mouvements de chômeurs/chômeuses et les femmes en but à la fois aux islamistes et aux occupants.

Ce serait l'«anarchie» en Asie... Le Tsunami a fait des centaines de milliers de morts, sans compter ceux et celles qui vont mourir suite aux épidémies ou qui sont à la rue. Rien de réjouissant là-dedans. Pour autant les États riches ne remettent pas en cause leur politique du tout-béton et de dévastation des zones naturelles. Tout au plus installeront-ils un système de prévision et des trottoirs roulants pour que les touristes puissent quitter plus rapidement la plage en cas de problème (à vos SMS pour les dons !)

Ce serait l'«anarchie» en France, les jours de grève. Ah ! ces fameux témoignages de voyageurs et voyageuses « pris-es en otage » dans une gare ou un aéroport. Et que c'est scandaleux et que la «liberté» de travailler ou de voyager est mise à mal ! Une des possibles successeuses du baron à la tête du Medef déclarait il y a quelques jours que «La liberté s'arrête ou commence le droit du travail». Que ce dernier soit déjà bien maigrelet et que les grévistes aient de bonnes raisons n'effleurant que rarement nos biens-pensants qui comprendront peut-être un peu plus le sens du mot anarchisme quand la grève générale sera décidée !

Ce serait l'anarchie à la Ligue communiste révolutionnaire ! Enfin on pourrait se poser la question à lire la presse engagée ou bourgeoise. Dernier avatar en date, un éloge à Louise Michel écrite par Besancenot, porte-parole de la LCR, dans Libération du 7 janvier. Le «gentil facteur» termine sa missive par une «célébration du drapeau noir et rouge».

Mais l'anarchisme ce n'est pas une qu'une histoire d'icône, de drapeau ou de mot, ce sont surtout des pratiques et théories (pas forcément faciles à vivre au quotidien d'ailleurs !). Et en termes d'anti-autoritarisme, les trotskistes ont encore du chemin à faire. Que se soit en défendant pendant des dizaines d'années la dictature du prolétariat ou l'idée que le Parti socialiste est le meilleur espoir de la classe ouvrière (années 1980) et des «altermondialistes» (années 2000), en appelant à la camisole électorale pour récupérer des strapontins électoraux (faute de pouvoir conquérir le pouvoir) ou pour bouter Le Pen hors des murs de la République !

Bref l'anarchisme c'est tout sauf ce qu'ils veulent bien nous en dire !

C'est à nous de le construire et de le vivre sans attendre le grand soir pour autant.

# Posté le mercredi 05 mars 2008 17:34

Déja un an!

Déja un an!
Il y a un an l'abbé Pierre nous quittait... aujourd'hui Emmaüs continue de se mobiliser aux côtés des plus démunis et appelle l'ensemble de la société : citoyens, élus, candidats, à agir pour qu'un jour la misère soit enfin éradiquée, pour qu'un jour les combats d'Emmaüs n'aient plus lieu d'être.

Aujourd'hui, le Mouvement Emmaüs commémorera le premier anniversaire du décès de notre fondateur ; une date importante pour Emmaüs mais également pour l'ensemble de la société française, pour laquelle l'abbé Pierre continuera longtemps de symboliser la révolte, le refus de l'inacceptable et la lutte incessante contre toutes les formes d'exclusions.
Emmaüs France a donc souhaité que cette commémoration soit l'occasion d'une interpellation citoyenne et politique forte. Parce que la lutte contre la misère doit devenir une priorité pour l'ensemble de la nation : citoyens mais aussi élus ou candidats. Parce que chacun a son rôle à jouer pour intégrer au quotidien la défense des plus faibles.

Partout en France : Emmaüs sera dans la rue !

Portes ouvertes, distribution de cafés et repas chauds, manifestations, installation d'habitats alternatifs sur la place publique.... Les groupes Emmaüs se mobiliseront et, à travers le rappel de leurs actions quotidiennes, inviteront les citoyens à les rejoindre dans ce combat.

AIDEZ EMMAÜS A DISPARAITRE..... AGISSEZ !



# Posté le mardi 22 janvier 2008 08:15